lundi 7 novembre 2011

une pensée pour Montauban




« C'est en se rendant familières les inventions des autres que l'on apprend dans l'art à inventer soi-même. »

« J'ai passé ma vie de peintre à chercher des stratégies pour rendre possible [la virtuosité] puisqu'elle me procure du plaisir, et en même temps, la rendre impossible pour que ce plaisir soit plus raffiné qu'un simple laisser-aller à la virtuosité. »

Jean Auguste Dominique Ingres

C'est pas demain la veille...



Chapitre VI

Si l'intolérance est de droit naturel et de droit humain

Le droit naturel est celui que la nature indique à tous les hommes. Vous avez élevé votre enfant, il vous doit le respect comme à son père, de la reconnaissance comme à son bienfaiteur. Vous avez droit aux productions de la terre que vous avez cultivé par vos mains. Vous avez donné et reçu une promesse, elle doit être tenue.

Le droit humain ne peut être fondé en aucun cas sur ce droit de nature ; et le grand principe, le principe universel de l'un et de l'autre, est, dans toute la terre : « Ne fais pas ce que tu ne voudrais pas qu'on te fît. » Or on ne voit pas comment, suivant ce principe, un homme pourrait dire à un autre : « Crois ce que je crois, et ce que tu ne peux croire, ou tu périras. » C'est ce qu'on dit en Portugal, en Espagne, à Goa. On se contente à présent, dans quelques autres pays, de dire : « Crois ou je t'abhorre ; crois, ou je te ferai tout le mal que je pourrai ; monstre, tu n'as pas ma religion, tu n'as donc point de religion : il faut que tu sois en horreur à tes voisins, à ta ville, à ta province. »

S'il était de droit humain de se conduire ainsi, il faudrait donc que le Japonais détestât le Chinois, qui aurait en exécration le Siamois ; celui-ci poursuivrait les Gangarides, qui tomberaient sur les habitants de l'Indus ; un Mongol arracherait le cœur au premier Malabar qu'il trouverait ; le Malabar pourrait égorger le Persan, qui pourrait massacrer le Turc : et tous ensemble se jetteraient sur les chrétiens, qui se sont longtemps dévorés les uns les autres.

Le droit de l'intolérance est donc absurde et barbare : c'est le droit des tigres, et il est bien horrible, car les tigres ne déchirent que pour manger, et nous nous sommes exterminés pour des paragraphes.


Chapitre XXV

Suite et conclusion

...

« Cet écrit sur la tolérance est une requête que l'humanité présente très humblement au pouvoir et à la prudence. Je sème un grain qui pourra un jour produire une moisson. Attendons tout du temps, de la bonté du roi, de la sagesse de ses ministres, et de l'esprit de raison qui commence à répandre partout sa lumière... »


Voltaire, Traité sur la Tolérance, 1763


mardi 30 août 2011

rattrapage







Voilà que je ressors quelques photos d'un modelage d'une figure faite au mois d'avril, le tirage est fait mais je ne l'ai pas encore photographié. J'en mettrai prochainement quelqu'une du moulage.

vendredi 13 mai 2011

For sale!




Suite et fin de l'aventure de la girafe... Après une petite promenade dans la ville, nous l'avons douillettement installé dans le jardin du musée zoologique de Strasbourg. Elle y sera jusqu'à mi juin, allez donc la voir... Sinon j'ai ouï dire qu'elle avait son propre profil Féïcebouqueu.

mardi 19 avril 2011

Hors-limite, session 2011, année de la girafe...







Avec l'équipe de la Fabrique, (un atelier de l'Esad), nous nous sommes lancé dans la réalisation d'une tête de Girafe de 3m50 de haut en polystyrène et stratifié de résine et de fibre de verre. Ce travail nous a demandé une semaine pour la taille du polystyrène, et une semaine de préparation (structure, études, dessins, modelages/moulage de la maquette). La résine devrait se faire dans deux semaines, elle nous permettra d'exposer la sculpture en extérieur. (équipe: Aurore, Robin, Julien, Raphaël et moi, avec une aide d'Antoine Halbwachs).

mercredi 6 avril 2011

d'après monsieur Edgar




"Comme il arrive qu'un lecteur à demi abstrait crayonne aux marges d'un ouvrage et produise, au gré de l'absence et de la pointe, de petits êtres ou de vagues ramures, en regard des masses lisibles, ainsi ferai-je, selon le caprice de l'esprit, aux environs des ces quelques études d'Edgar Degas." Paul Valery, Degas danse dessin